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Les médecins devraient-ils prescrire des stimulants cognitifs aux individus en santé ?

Le lundi 17 décembre 2012

Des chercheurs en neuroéthique à l’IRCM soutiennent que les médecins devraient refuser de le faire

Un rapport publié aujourd’hui dans le Journal de l’Association médicale canadienne (JAMC) déclare que les médecins ne devraient pas prescrire des stimulants cognitifs à des personnes en santé. Le Dr Eric Racine et son équipe de recherche à l’IRCM, les auteurs de l’étude, ont basé leur recommandation sur l’intégrité professionnelle des médecins, l’incertitude des avantages et des inconvénients des médicaments, ainsi que sur les ressources limitées du système de la santé.
 
Certains médicaments et autres produits neuropharmacologiques, généralement prescrits pour traiter les troubles déficitaires de l’attention, sont souvent utilisés pour des fins non médicales par des personnes en santé pour améliorer les performances cognitives telles que la concentration, la mémoire et l’humeur.
 
« Les individus prennent des stimulants afin de mieux performer à l’école ou au travail. Par contre, étant donné que ces médicaments sont disponibles au Canada sur ordonnance seulement, les gens doivent faire une demande à leur médecin. Les médecins sont donc des acteurs principaux dans ce débat, compte tenu des risques et des règlements contrôlant les ordonnances et les demandes potentielles des patients pour de tels stimulants » a dit le Dr Racine, spécialiste Montréalais en neuroéthique et directeur de l’unité de recherche en neuroéthique à l’IRCM.
 
Le taux d’utilisation de médicaments pour l’amélioration des performances cognitives par les étudiants sur les campus universitaires varie de 1 % à 11 %. L’usage de tels stimulants est associé à des risques de dépendance, de troubles cardiovasculaires et de psychose.
 
« Les données actuelles ne démontrent pas que ces substances obtiennent l’effet désiré d’une amélioration de la performance mentale. Avec des avantages incertains et de clairs inconvénients, il est difficile d’appuyer la notion que les médecins devraient prescrire un médicament  aux personnes saines pour l’augmentation cognitive » a souligné Cynthia Forlini, première auteure de l’étude et étudiante au doctorat dans le laboratoire du Dr Racine.
 
« Les médecins au Canada font des ordonnances dans un système de santé financé publiquement avec une demande des soins croissante. Prescrire des stimulants cognitifs n’est donc peut-être pas une utilisation appropriée des ressources. On craint que ceux qui aient besoin de médicaments pour des raisons de santé mais qui n’ont pas les moyens de les acheter seront désavantagés » a ajouté Mlle Forlini.
 
« Un débat international en bioéthique s’est récemment manifesté sur l’éthique de l’amélioration des performances cognitives et le rôle des médecins dans l’ordonnance des stimulants aux personnes en santé. Nous espérons que notre analyse stimulera la réflexion dans la communauté médicale Canadienne par rapport à ces stimulants cognitifs » a conclu le Dr Racine.
 
À propos de l’étude
Les travaux d’Eric Racine sont subventionnés par une bourse de nouveau chercheur des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC). Le co-auteur du rapport est le Dr Serge Gauthier du McGill Centre for Studies in Aging.
 
Pour plus d’information sur les recherches du Dr Racine, visitez le www.ircm.qc.ca/racine.
 
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