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Un bio-informaticien à l’IRCM contribue à une percée importante dans la lutte contre le cancer du sein

Le mardi 25 juin 2013

Benjamin Haibe-Kains fait partie de l’équipe qui découvre une piste prometteuse en cancer du sein triple négatif


Le Dr Benjamin Haibe-Kains, directeur de l’unité de recherche en bio-informatique et génomique computationnelle à l’IRCM, fait partie d’une équipe internationale de chercheurs coordonnée par le Dr John Stagg du Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM) qui a découvert qu’une enzyme qui se trouve dans le cancer du sein triple négatif rend les patientes moins réceptives à la chimiothérapie. Cette percée importante, publiée par la revue scientifique Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), ouvrira la voie pour le développement de nouveaux traitements pour ce type de cancer particulièrement agressif.

Le cancer du sein triple négatif représente 15 % à 20 % de tous les cancers du sein et est associé à un mauvais pronostic et un risque élevé de métastases aux organes vitaux. Ce cancer est caractérisé par une absence des trois récepteurs (récepteur de l’œstrogène, récepteur de la progestérone et récepteur de type 2 de ''l’human epidermal growth factor'') typiquement ciblés par les traitements standards du cancer du sein. Ainsi, il n’y a aucune thérapie ciblée contre le cancer du sein triple négatif.

L’équipe du Dr Stagg a révélé qu’une enzyme, la CD73, rend le cancer plus résistant à la chimiothérapie à base d’anthracyclines. Pour sa part, le Dr Haibe-Kains, bio-informaticien avec une expertise particulière en cancer du sein, a réalisé une analyse de plusieurs bases de données d’expression génique provenant de 6 000 personnes atteintes de cancer du sein.

« Nos analyses ont d’abord confirmé qu’une présence élevée de la CD73 était associée au cancer du sein triple négatif. Nous avons ensuite évalué la valeur pronostique de CD73 et nous avons découvert qu’un niveau élevé de CD73 était significativement associé à une basse probabilité de survie à 10 ans pour les personnes atteintes du cancer du sein triple négatif » a expliqué le Dr Haibe-Kains.

Étant donné que la chimiothérapie à base d’anthracyclines est le traitement standard pour traiter le cancer du sein triple négatif, le Dr Haibe-Kains a aussi étudié l’association entre la CD73 et l’efficacité des anthracyclines. Ses analyses ont montré que, chez les patientes traitées par une chimiothérapie préopératoire à base d’anthracyclines seulement, une présence élevée de CD73 est fortement associée à une résistance au traitement, caractérisée par un taux inexistant ou faible de la disparition de la tumeur invasive.

« La bio-informatique est un outil essentiel afin d’analyser des données biologiques complexes et nous aide à mieux comprendre une maladie et prédire son évolution. Dans le cadre de cette étude, nos analyses ont permis de confirmer la pertinence clinique de l’enzyme CD73 dans le cancer du sein triple négatif » a dit le Dr Haibe-Kains.

« Les résultats de notre étude sont très encourageants, car ils suggèrent que des thérapies conçues spécifiquement afin de bloquer la CD73 pourraient nous permettre de rehausser les effets bénéfiques des thérapies à base d’anthracyclines. D’ailleurs, nos expériences ont démontré qu’en combinant le traitement standard à base d’anthracyclines avec une thérapie anti-CD73, la survie est augmentée de 50 % in vivo. Des essais d’inhibiteurs de la CD73 chez l’humain pourraient commencer d’ici cinq ans, ce qui donne de l’espoir aux patientes atteintes du cancer du sein triple négatif » a ajouté le Dr Stagg.

Pour plus d’information, consultez le communiqué émis par le CRCHUM.

Service des communications
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An IRCM bioinformatics expert contributes to an important scientific breakthrough in the fight against cancer

Tuesday, June 25, 2013

Benjamin Haibe-Kains is part of the team that discovers a promising treatment avenue for triple-negative breast cancer


Dr. Benjamin Haibe-Kains, Director of the Bioinformatics and Computational Genomics research unit at the IRCM, is part of the international research team coordinated by Dr. John Stagg from the Centre de recherche du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CRCHUM) that found an enzyme in triple-negative breast cancer that makes patients less responsive to chemotherapy. This important discovery, published by the scientific journal Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), opens the door to new treatments for this particularly aggressive type of cancer.

Triple negative breast cancer accounts for 15 to 20 per cent of all breast cancers and is associated with a poor prognosis and increased risk of metastasis to vital organs. It is characterized by the absence of three key receptors (estrogen receptor, progesterone receptor, and the human epidermal growth factor receptor 2) typically targeted by standard breast cancer treatments. As such, no targeted therapy is currently available for triple negative breast cancer.

Dr. Stagg’s team found that an enzyme, CD73, makes the breast cancer more resistant to chemotherapy treatments using anthracyclines. Dr. Haibe-Kains, a bioinformatics specialist with a particular expertise in breast cancer, analyzed several gene expression databases from over 6,000 breast cancer patients.

“Our analysis first confirmed that high levels or CD73 is associated with triple-negative breast cancer,” explains Dr. Haibe-Kains. “We then investigated the prognostic value of CD73 and discovered that high levels of CD73 are significantly associated to a low probability of survival at 10 years for triple-negative breast cancer patients.”

As anthracycline-based chemotherapy is the standard treatment for triple-negative breast cancer, Dr. Haibe-Kains also studied the relationship between CD73 and anthracycline efficacy. His analysis showed that, in patients treated with preoperative chemotherapy using only anthracycline, high levels of CD73 are strongly associated to a resistance to treatment, characterized by a non-existent or low rate of disappearance of the invasive tumour.

“Bioinformatics is an essential tool to analyze complex biological data and helps us to better understand a disease and predict how it will evolve,” says Dr. Haibe-Kains. “For this study, our analyses allowed us to confirm the clinical relevance of CD73 in triple-negative breast cancer.”

“Our study’s results are quite encouraging because they suggest that therapies specifically designed to block the action of CD73 could make it possible to enhance the beneficial effects of anthracycline-based therapies,” adds Dr. Stagg. “Indeed, our experiments showed that combining standard anthracycline treatment with anti-CD73 therapy prolonged survival by over 50 per cent in vivo. Human trials of CD73-inhibitors could begin within five years, which is can offer hope for triple-negative breast cancer patients.”

For more information, read the CRCHUM’s news brief.

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