Peut-on être obèse… et en santé ? Oui, ont répondu les spécialistes de l’IRCM.
18 novembre 2009

Le 16 novembre dernier, dans la salle bien remplie du O Patro Vys, les spécialistes de l’IRCM ont répondu à cette question et échangé avec quelque 70 personnes qui avaient répondu à l’invitation de ce tout premier café scientifique organisé par l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM).

« Les chercheurs de l’IRCM souhaitent, par l’entremise de ces cafés, se rapprocher de la population et partager avec elle de façon plus directe les résultats de leur recherche » a mentionné d’entrée de jeu, l’hôte de la soirée, le président et directeur scientifique de l’IRCM, le Dr Tarik Möröy.

L’activité, animée par Mme Louise Lambert-Lagacé, nutritionniste bien connue du grand public, a commencé par la présentation du Dr Rémi Rabasa-Lhoret, endocrinologue réputé et spécialiste du diabète et de l’obésité à l’IRCM. Sur le thème « Obèse et en bonne santé métabolique ? », le Dr Rabasa-Lhoret a fait la démonstration selon laquelle de récentes études confirmaient que bien que présentant un excès significatif de masse grasse, environ 30 % d’obèses possèdent un profil métabolique sans anomalie significative comme le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires. « Dans nos protocoles de recherche, nous essayons, entre autres, de comprendre comment ces personnes ne développent pas ces maladies pour en arriver, éventuellement, à trouver des solutions pour protéger les personnes obèses à risque. » a ajouté le Dr Rabasa-Lhoret.

Mme Chantal Blais, nutritionniste à l’IRCM, a ensuite pris la relève. Sa présentation s’intitulait « Maigrir à tout prix ? ». Mme Blais s’est attardée sur les constats actuels de l’obésité dans notre société et sur la manière de mieux comprendre les diverses sources de prise de poids pour faciliter la gestion de son poids. « Ce qui est important, c’est de modifier notre langage concernant la prise et la perte de poids et, surtout, de ne pas se mettre des contraintes trop difficiles qui nous empêcheraient d’atteindre nos objectifs. » a conclu Mme Blais.

Pour terminer les présentations, Mme Véronique Perrault, kinésiologue à l’IRCM, a partagé avec l’assistance sa passion pour l’exercice physique et les bienfaits de ce dernier sur notre santé. Sous le thème « Fat but Fit – L’activité physique atténue-t-elle les risques associés au surpoids ? », elle a élaboré sur l’importance de l’exercice physique pour améliorer son métabolisme. S’appuyant sur des études récentes menées auprès de publics divers, elle a mis en évidence « que les effets du volume d’activité physique ont un impact significatif sur la perte de poids et le maintien de cette dépense calorique constitue la clé pour stabiliser son poids après l’amaigrissement. »

L’événement s’est conclu par une période de questions et les participants se sont dits très contents d’avoir pris part à cette activité.

Rémi Rabasa-Lhoret, endocrinologue, est directeur de l’unité de recherche sur les maladies métaboliques, de la clinique sur l’obésité, les maladies métaboliques et le diabète et de la plateforme de recherche sur l’obésité, les maladies métaboliques et le diabète (PROMD) à l’IRCM. Il est titulaire de la Chaire de recherche J.A. DeSève en recherche clinique. Il est aussi professeur associé PTG au Département de nutrition à l’Université de Montréal et au service d’endocrinologie du CHUM.

Chantal Blais, nutritionniste, est responsable de la clinique de nutrition de l’IRCM et Véronique Perrault est kinésiologue à la clinique de l’Institut. Louise Lambert-Lagacé, nutritionniste, est présidente de la Clinique de nutrition Louise Lambert-Lagacé. Elle est aussi membre du conseil d’administration de l’IRCM.

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