Régulation immunitaire


RÉSUMÉ DES ACTIVITÉS DE RECHERCHE

Les cellules T jouent un rôle essentiel dans l’élaboration du système immunitaire adaptatif. Contre les antigènes exogènes présentant une menace pathogène, les cellules T devraient produire une immunité. D’autre part, les cellules T sont supposées devenir tolérantes aux autoantigènes ou aux antigènes inoffensifs de l’environnement. De nombreux troubles immunologiques tels que l’immunodéficience, les maladies auto immunes et les allergies sont causées par les cellules T qui ne réussissent pas à respecter les règles énumérées ci dessus.

Les cellules T sont guidées par deux genres de capteurs durant la réaction immunitaire à prendre des décisions : le récepteur de l’antigène de surface des lymphocytes T (TCR) et les récepteurs cosignalants. L’engagement du TCR avec les antigènes analogues présentés par les molécules du CMH fournit un signal spécifique. Avec le TCR, des cosignaux positifs (appelés aussi costimulation) et des cosignaux négatifs sont donnés aux cellules T, tandis que les cellules T interagissent avec les cellules présentant des antigènes ou les cellules cibles. Les cosignaux positifs amplifient, alors que les cosignaux négatifs inhibent les signaux du TCR. Un équilibre entre les cosignaux positifs et négatifs influence l’activation des lymphocytes T, la différenciation, la survie et, ultimement, l’immunité contre la tolérance. La compréhension des mécanismes du cosignalement des cellules T devrait alors faciliter le développement d’outils pour augmenter l’immunité ou supprimer les réactions immunitaires non désirées.

Les membres des récepteurs cosignalants de la famille CD28 et leurs ligands (membres de la famille B7) sont reconnus pour jouer un rôle crucial dans l’immunité et la tolérance des lymphocytes T. Le laboratoire du Dr Suh étudie les mécanismes moléculaires et cellulaires des molécules cosignalantes de la cellule T de la famille CD28 B7, en utilisant un panel de souris inactivées, « knock in » et transgéniques. Les impacts des lymphocytes T cosignalants modifiés sont analysés aux niveaux biochimique ou cellulaire en utilisant des cellules immunitaires isolées des souris. Les conséquences de la modification du cosignalement sur l’ensemble des réactions immunitaires chez les souris sont examinées dans le contexte de l’infection, du cancer, de l’auto-immunité et de l’allergie.

Dernièrement, l’équipe de recherche du Dr Suh a démontré qu’un récepteur cosignalant positif des cellules T, Inducible Costimulator (ICOS), facilite la production des lymphocytes T auxiliaires en activant fortement un signal transducteur phosphoinositide 3-kinase (publié dans Proceedings of the National Academy of Sciences). Cette étude met en lumière la façon dont les multiples récepteurs cosignalants s’assemblent en temps opportun pour orchestrer la différenciation de la cellule T, afin d’optimiser les réponses en anticorps (voir modèle).

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