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Le cycle réplicatif du VPH est dépendant du phénomène de différenciation cellulaire qui se déroule dans l’épithélium, ce qui rend impossible la culture de ces virus in vitro autrement que dans des cultures de type organotypique (raft). Ces virus infectent la couche des cellules basales où ils établissent leur génome d’ADN à double brin sous la forme d’un élément extra-chromosomique circulaire (épisome) dans leurs noyaux. Le maintien du génome viral en 50-100 copies par cellule basale infectée est un aspect essentiel du cycle réplicatif viral et est nécessaire à l’induction des pathologies associées à l’infection. Voilà pourquoi l’idée d’interférer avec ce processus est considérée comme une stratégie intéressante pour le développement d’un agent antiviral. Dans les couches supérieures de l’épithélium, le génome viral est amplifié à plus de 1000 copies. C’est aussi dans ces couches supérieures que les protéines de la capside sont exprimées et que les virions sont assemblés et éventuellement relâchés.

Le cycle réplicatif du VPH dans un épithélium (Les différentes couches cellulaires sont indiquées sur la droite)
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